Roger Rabier (Insee) En Languedoc-Roussillon comme au niveau national, être parent et vivre seul avec au moins un enfant de moins de 18 ans est une situation de plus en plus fréquente. La situation de précarité dans laquelle vivent les enfants constitue, sans équivoque, un frein à leur épanouissement physique et moral ; une violation de leurs droits. 1 enfant pauvre sur 4 vit avec un parent isolé sans emploi . Pauvreté et précarité relèvent, au moins, de trois possibles dimensions : dans les esprits (des représentations), dans les textes (des normes), dans les poches (des budgets). Une famille ou une personne est en situation de précarité en raison de « l’absence d’une ou de plusieurs sécurités, notamment celle de l’emploi, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales et de jouir des droits fondamentaux.

Les familles monoparentales, souvent en situation de précarité. • Des individus s’estiment pauvres et/ou précaires, ou bien sont estimés comme étant en situation de pauvreté et/ou de précarité. Un rapport de recommandations sur le sujet sortira très prochainement1. C'est alors faire en sorte de ne pas fermer les yeux, mais au contraire : montrer que l'on sait, et que l'on agit. Et si la mission principale d'une Maison de Jeunes n'est pas l'éradication des situations de précarité des familles et des enfants, elle peut, et je dirai même qu'elle doit, prendre en compte les difficultés qui en découlent. Précarité « La précarité est l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux. On peut citer, en premier lieu, le revenu social d'activité (RSA) qui est destiné aux personnes sans revenu et âgé de plus de 25 ans (sauf dérogation). La précarité est l'état de ce qui est précaire, c'est-à-dire qui n'offre aucune garantie de durée, qui est incertain, sans base assurée, révocable. Définition de la précarité Etymologie: du latin precarius, qui s'obtient par la prière. familles qui se retrouvent en situation de précarité financière, soit parce que leurs revenus sont faibles, soit parce que les coûts associés aux besoins des enfants sont très élevés. Une famille qui vit avec 600 à 800 euros par mois, après avoir perçu tous les transferts sociaux, est vraiment dans une situation de grande précarité. Il s’agit concrètement d’assurer la prise en charge des soins infirmiers des personnes précaires hébergées dans les structures d’accueil d’urgence, les hébergements de stabilisation, de réinsertion, les hébergements dits hivernaux, les pensions de famille, les résidences sociales et les centres d’accueil de demandeurs d’asile. Situation qui concerne d’ailleurs majoritairement des familles monoparentales, principalement des mamans seules avec des enfants. de mieux les préparer à faire face à la diversité croissante – sociale et culturelle – des enfants et des familles. C’est la notion même d’équité (équité verticale) envers ces familles qui est au centre de l’analyse. Il existe un certain nombre d'aides financières pour les personnes en situation de précarité sociale. L'insécurité qui en résulte peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. Il s’agit de voir dans Enfance famille ; Lutte contre l’exclusion ; Personnes migrantes ; Personnes sous main de justice ; Personnes âgées ... sur soi et exclusion sociale font donc souvent partie du lourd tribut payé par les enfants vivant dans des familles en situation de précarité.